Tobie Nathan

2010

 

 

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mis à jour le dimanche 5 septembre, 2010 15:40

Roman


 

 

 

L'un des personnages est Magda Goebbels, un autre Haïm Arlozoroff. La première est allemande et catholique, l’autre russe et juif ; tous deux emportés dans une même passion amoureuse, aussi intense qu’impossible. Il y a aussi Joseph Goebbels, l’inventeur de la propagande nazie, complexé par sa difformité physique qu’il essaie de compenser par la multiplication de ses aventures sexuelles et Gunther Quandt, chevalier d’industrie, créateur d’un véritable empire qui a survécu jusqu’à nos jours ; et quelques autres encore…

Un roman qui raconte l'irrésistible ascension de la petite Magda, une jeune fille simple, issue d'une relation adultérine, qui portera le nom du mari juif de sa mère : Friedlander. Une jeune femme qui conçut le désir fou de devenir la déesse d'une nation et qui le devint un peu… Qui sait aujourd’hui que l’épouse de celui que l’on surnommera « le bouc » ou « le diable », Joseph Goebbels de sinistre mémoire, a d’abord découvert l’amour avec l’un des princes du sionisme d’extrême gauche ?

C'est le roman d'un amour incroyable, d’une passion brûlante, charnelle d’abord, politique ensuite entre deux êtres radicalement étrangers, comme le jour et la nuit, comme l’eau et le feu - Magda et Arlozoroff.

1933 — Un roman qui se déroule au moment de la fondation de deux états que tout oppose - l'un ne pouvant exister qu'à condition que l'autre disparaisse. Un État nazi contre un État juif, car les Nazis, obsédés par les Juifs, comme s’ils avaient adhéré au mythe de leur élection, n’eurent de cesse que de les anéantir, comme si leur propre existence découlait du massacre des Juifs.

Un roman qui résout enfin un détail de l’histoire, jusqu’à ce jour inexpliqué : pourquoi l’assassin d’Arlozoroff lui a demandé dans un mauvais hébreu "quelle heure il est ?" — "kama sha’a ?" — juste avant de l’abattre de deux coups de revolver, ce fameux soir de juin 1933 sur la plage de Tel Aviv.

Qui a tué Arlozoroff?
Paris, Grasset, 2010

Qui a tué Arlozoroff, c’est aussi un roman qui se passe aujourd'hui à Tel Aviv du côté de Sderot Ben Gourion, de Frishman et du Shouk Hacarmel. C’est l’histoire du meurtre d'un vieil homosexuel, survivant des camps où enfant, il servit d'objet sexuel aux pédophiles SS pour survivre et qui est abattu, 75 ans après Arlozoroff, dans les jardins de la résidence de l'Ambassadeur de France à Jaffa. C’est enfin l’histoire d’un journaliste grand reporter d'un quotidien français, maltraité par son rédacteur en chef, qui part mener l'enquête en Israël.

Tobie Nathan nous livre ici un roman, parfaitement documenté et superbement écrit. Il nous offre un portrait psychologique de Joseph Goebbels qui restera dans les mémoires, une scène d’anthologie de séduction réciproque dans un wagon de train entre une minette de 18 ans, la jeune Magda Friedlander, et Gunther Quandt, l’un des plus riches industriels allemands de l’époque.

 

 

Présentation de l'éditeur

Cette expression, à priori énigmatique (« Qui a tué Arlozoroff ? ») est un des plus fameux « Mantra » en Israël, et sert à dire, à propos de n’importe quelle question, qu’il n’y a pas de réponse. Qui était donc cet Arlozoroff ? C’était un personnage politique de premier plan dans la Palestine d’avant la création de l’Etat d’Israël. De gauche, ennemi de la droite sioniste d’un Jabotinski ou d’un Begin, il avait joué un rôle majeur, avant-guerre, lorsqu’il s’était agi de « récupérer » le plus grand nombre de juifs allemands déjà menacés par la montée du nazisme. Or, le 16 juin 1933, soit six mois après l’accession d’Hitler à la chancellerie du Reich, Haïm Arlozoroff est assassiné sur une plage de Tel Aviv. D’où la question : Qui l’a tué ?
Le roman de Tobie Nathan s’ouvre sur cet épisode et, de fil en aiguille, nous mène loin, très loin, et plus particulièrement – ce qui devient fascinant – jusqu’à une certaine Magda Quandt, qui va devenir Magda Goebbels (celle-là même qui tuera ses cinq enfants avant de se suicider dans le Bunker d’Hitler) qui fut… la maîtresse passionnée de Haïm Arlozoroff. Ce sont là des faits stupéfiants, mais historiques.

Tobie Nathan construit un roman passionnant, allant du passé au présent avec des fuites vers le futur. Arlozoroff a-t-il été assassiné par ses rivaux israéliens ? Par des Palestiniens déjà hostiles aux implantations de peuplement sioniste ? Où, plus probablement, par les émissaires de Goebbels qui tenait, plus que tout, à faire disparaître les traces de la liaison de son épouse, devenue nazie, avec un juif ?
 
Premiers chapitres

 

 

 

Critiques


sur France Inter le dimanche 5 septembre à 14:05 dans

COSMOPOLITAINE

Paula Jacques reçoit :

- Tobie NATHAN, auteur de "Qui a tué Arlozoroff ?" aux Editions Grasset,

- Julia SOLOMONOFF, pour le film "Le dernier été de la Boyita" sortie en salle le 08 septembre 2010

... en ouverture c’est Tobie Nathan, ethnopsychiatre célèbre et romancier très imaginatif qui retrace une page d’histoire oubliée et assez incroyable à vrai dire, mêlant la figure héroïque d’un des pionniers du sionisme à celle, sulfureuse, de Magda sa maitresse et épouse de Joseph Goebbels. « Qui a tué Arlozoroff » paraît chez Grasset, et Tobie Nathan est le 1er invité de cette Cosmopolitaine...

 

Le Nouvel Observateur du 12 août 2010, une critique de Bernard Loupias

Un roman de Tobie Nathan
Le mystère Arlozoroff

Mais qui donc a ordonné en 1933 le meurtre de ce grand militant sioniste qui dans sa jeunesse avait passionnément aimé... la future Mme Goebbels ?

… Mais alors, qui donc a tué Arlozoroff ? Autour de cette énigme, qui aujourd'hui encore hante la société israélienne, Tobie Nathan a construit un formidable thriller, où il avance, on va le voir, une thèse aussi folle que vraisemblable.

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Dans L'arche de juillet-août 2010,

une interview par Hélène Schoumann :

"Meurtre sur la plage de Tel-Aviv"

"Arlozoroff est devenu partie constituante du mythe de fondation d'Israël"…

 

Dans Le Chroniqueur du 23 juillet 2010

Dans la nuit du 16 juin 1933, Haïm Arlozoroff, « membre du Comité exécutif de l’Agence juive, ministre des Affaires étrangères d’un Etat sans frontière » après des négociations avec les Allemands pour sauver les Juifs était assassiné sur une plage de Tel-Aviv. Par qui et pourquoi ? Etait-ce à cause de sa liaison avec une femme allemande, celle qui était en passe de devenir l’égérie du nazisme, la belle Magda, « l’Aryenne modèle, la charismatique épouse du docteur Goebbels » ? Et y a-t-il un rapport avec un autre meurtre, celui d’un ancien espion abattu de nos jours dans les jardins de l’ambassade de France ?


Un livre très documenté et absolument passionnant.


en roumain dans
ZIARUL DE DUMINICA

en roumain, le 22 juillet 2010

Sot¸ia lui Goebbels s¸i amantul ei evreu, Arlozoroff

Autor: Daniel Nicolescu

 

 

"Existaš oameni a cašror acuplare poate saš rašstoarne ordinea lumii. Iataš o carte ce se inspiraš liber din viat¸a unor personaje istorice care au zguduit epoca lor s¸i care n-au scutit-o de zgâlt¸âieli nici pe a noastraš." Acesta este incipitul unui roman* puternic, zguduitor ca s¸i personajele care îl animaš, scris de un om de s¸tiint¸aš excentric, care face literaturaš ca saš-s¸i verifice teoriile bizare s¸i la care lumea academicaš prives¸te cu prudent¸aš, atunci când nu o face cu iritare.

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Tewfik Hakem s’entretient avec Tobie Nathan

Le 13 juillet 2010 à 16h00 sur France Culture
Dans l’émission "à plus d'un titre"

au sujet de son roman : Qui a tué Arlozoroff ? paru aux éditions Grasset.

 

Les rencontres de la bibliothèque de Concarneau

Qui a tué Arlozoroff ? une phrase que peu de Français connaissent et pour cause puisqu’elle fait référence à une page de l’histoire plus que méconnue. En Israël, lorsque vous posez à quelqu’un une question dont personne ne connaît la réponse, voilà ce qu’on vous répond : « Qui a tué Arlozorff » car cette énigme jamais n’a été élucidée. Cette phrase, c’est aussi le titre du dernier roman de Tobie Nathan qui tente, par la voie romanesque, de fournir une piste, une solution à cette énigme.


Mais qui était Arlozoroff ? Et bien, c’était un jeune juif allemand idéaliste, socialiste, sioniste d’un charisme et d’une beauté aveuglante. Les grandes et belles idées, les envolées révolutionnaires, une aura éblouissante, il n’en fallait pas plus pour qu’une jeune fille sublime de beauté tombe sous le charme. Cette jeune fille, et c’est ce que l’Histoire n’a pas retenu, c’est la future Magda Goebbels, celle qui deviendra plus tard la muse d’Hitler, l’égérie de l’idéal aryen, l’illuminée fanatique qui assassinera ses enfants après le suicide de son guide suprême. Tobie Nathan entre avec grande maîtrise dans l’intimité de cette femme, du couple qu’elle forma avec Arlozoroff, de la passion qui la dévora toute sa vie pour ce jeune juif. Le livre est à bien des égard un roman d’espionnage palpitant ; ainsi je ne vous en dis pas plus sinon grand bravo à l’auteur.

 

un portrait de Tobie Nathan dans Lire N° 387 — juillet-août 2010 par Julien Bisson

"Le Marabout de l’histoire

Pionnier de l’ethnopsychiatrie, Tobie Nathan se montre également romancier de talent. Avec Qui a tué Arlozoroff ? , il nous entraîne dans une folle escapade historique, mêlant création d’Israël, meurtres politiques et amours interdites entre un dirigeant juif et la femme de Goebbels.
Tobie Nathan n’est décidément jamais là où on l’attend. On imaginait ce professeur de 62 ans rivé à son service d’ethnopsychiatrie…"

 

et le même article dans l'Express :

Qui a tué Arlozoroff? par Tobie Nathan

Par Julien Bisson, publié le 19/07/2010 à 07:00

http://www.lexpress.fr/culture/livre/qui-a-tue-arlozoroff_906020.html

Pionnier de l'ethnopsychiatrie, Tobie Nathan se montre également romancier de talent. Avec Qui a tué Arlozoroff ?, il nous entraîne dans une folle escapade historique, mêlant création d'Israël, meurtres politiques et amours interdites entre un dirigeant juif et la femme de Goebbels.

 

Tobie Nathan n'est décidément jamais là où on l'attend. On imaginait ce professeur de 62 ans rivé à son service d'ethnopsychiatrie, cette spécialité médicale qu'il a contribué à populariser en France : il a été promu au rang de diplomate, comme conseiller culturel dans les ambassades françaises. On avait récemment croisé sa coiffe cendrée à Tel-Aviv : il officie désormais à Conakry, dans la moiteur guinéenne. Surtout, on le croyait auteur de polars mêlant réalités sociales et maladies mentales, et le voici, dans son nouveau roman, chevauchant le grand vent de l'Histoire ! Enquête passionnante sur un épisode méconnu de l'entre-deux-guerres, Qui a tué Arlozoroff ? s'impose d'ores et déjà comme son meilleur livre et - sans doute - le plus personnel.
On ne s'étonnera donc pas d'y reconnaître, dès les premières pages, sa silhouette de dandy Belle Epoque en la personne d'un certain Ezra Moreno, alter ego à peine déguisé et décrit non sans humour comme un "petit cultureux binoclard à noeud pap". Outre le respect de ce code vestimentaire tiré à quatre épingles, notons que ce journaliste juif en mission à Tel-Aviv partage avec Tobie Nathan des origines égyptiennes : tous deux sont nés au Caire en 1948, en plein coeur de la première guerre israélo-arabe, avant d'être contraints à l'exil par l'expédition franco-britannique de Suez. Mais les comparaisons s'arrêtent là entre l'auteur et son héros.

Débarqué en 1957 du côté de Gennevilliers, le jeune Tobie a longtemps hésité à la croisée des chemins, entre études scientifiques et vocation littéraire. A 14 ans, cet enfant du Nil rédige son premier texte, repéré par la romancière d'origine polonaise Anna Langfus (Prix Goncourt en 1962 pour Les bagages de sable). Mais il opte finalement pour la psychologie sous l'égide de Georges Devereux, l'un des premiers à soutenir que les maladies mentales se soignent de façons diverses selon les cultures. Pour cet héritier du cosmopolitisme oriental, c'est une révélation. Dès 1979, il crée la première consultation d'ethnopsychiatrie à l'hôpital Avicenne, avec un succès certain parmi les migrants. Sa méthode, pourtant, fait débat. L'emploi des marabouts et des rituels indigènes hérisse ses collègues. Quant à ses positions ambiguës, sur l'excision notamment, elles passent mal auprès des médias. On l'accuse de relativisme culturel, de sorcellerie. Mais ce franc-tireur n'en a cure, sûr de son efficacité.

L'expression d'un mystère insoluble

Non content de développer ses théories dans de nombreuses publications scientifiques, ce fidèle lecteur de Balzac et de Singer les explore depuis une vingtaine d'années en littérature, au fil de polars parus pour la plupart chez Rivages. Sombres et hallucinés, ses livres sondent les bas-fonds de la société française, des affres de l'immigration (Saraka Bô) aux ravages de la drogue (Dieu-Dope), en passant par les traumatismes post-11 Septembre (Serial eater). "Le polar est un genre qui me permet de pénétrer n'importe quel milieu, de l'habiter et de lui donner vie."
En dépit de son titre énigmatique, Qui a tué Arlozoroff ? ne relève pas, cette fois, du roman policier à proprement parler. En Israël, cette interrogation marque, en effet, l'expression d'un mystère insoluble, d'un coupable introuvable. Car nul n'a jamais su qui a assassiné Haïm Arlozoroff, le soir du 16 juin 1933, sur une plage de Tel-Aviv. Figure politique méconnue en France, mais fondamentale en Israël, ce jeune leader du Mapaï prônait un sionisme d'extrême gauche, appelant à la création d'un Etat ouvert aux Arabes comme aux Juifs. "C'est sur le cadavre d'Arlozoroff que le sionisme de gauche a pris son essor, nous explique Tobie Nathan. Celui-ci tenait la droite pour responsable de sa mort, ce qui a durablement marqué le paysage politique israélien."

Au-delà des querelles partisanes, c'est un autre volet de la vie d'Arlozoroff qui intéresse le romancier. Durant son adolescence, le futur diplomate juif entretint une relation passionnée avec une jeune Allemande du nom de Magda Friedländer, qui deviendra plus tard tristement célèbre sous le patronyme de Magda... Goebbels ! "Il est établi que, au lycée, Magda était une condisciple de Lisa, la jeune soeur d'Arlozoroff, et qu'elle fréquentait sans doute leur maison", souligne Tobie Nathan, se référant aux nombreuses biographies publiées sur sa personne. "Il est probable que durant cette période Magda ait été conquise par la cause sioniste et qu'elle ait même envisagé un temps d'émigrer en Palestine avec Arlozoroff." Imaginer l'incarnation même de l'Allemagne nazie, selon Hitler, en supporteur de la cause juive n'est pas la moindre audace de ce roman. D'autant que, d'après l'auteur, les deux amants auraient continué à se fréquenter secrètement, jusqu'au début des années 1930, y compris après le mariage de Magda et du docteur Goebbels.

Faut-il voir un lien entre cette passion improbable et le meurtre d'Arlozoroff, six mois seulement après l'accession d'Hitler à la Chancellerie ? A-t-on voulu faire disparaître les preuves de cette union interdite ? Et qu'en savait le dénommé Mordekhaï Monco, survivant des camps devenu espion pour le Mossad, avant d'être abattu en pleine ambassade de France, durant la garden-party du 14 Juillet ? Autant de questions auxquelles devra répondre Ezra Moreno tout au long de ce fascinant récit, qui essaie de comprendre la relation incestueuse et quasi mystique entre le Reich et Israël. A travers le personnage vénéneux de Magda Goebbels, déesse noire mue par des forces occultes, Tobie Nathan dia-gnostique ainsi une forme de "sorcellerie cannibalique" des nazis envers les Juifs. "Comment expliquer autrement qu'en 1944 encore, alors que l'Allemagne nazie va de défaite en défaite, l'armée allemande ne trouve rien de mieux à faire que de consacrer son énergie, son matériel et son temps à capturer un à un les Juifs de Budapest ? s'interroge-t-il à voix haute. Je prétends ici que les nazis sont comparables à un groupe de sorciers se nourrissant de la chair des Juifs, qui se régénèrent par la mort de leurs proies, comme s'ils se repaissaient de leurs vies."

Cette dernière hypothèse ne manquera pas de susciter des débats chez les historiens. Elle sert en tout cas de socle à cette fresque haletante, digne d'Alexandre Dumas pour son cortège de mystères et de complots. Oscillant sans cesse entre réalité et fiction, Tobie Nathan nous entraîne aux origines mêmes de l'Etat hébreu, dans ces années 1920 qui ont décidé du sort du monde. Avec limpidité et érudition, il brosse, comme nul autre, ces soubresauts de l'Histoire, sans se départir de l'impertinence des esprits malins. Il n'en faut pas davantage pour bâtir un grand roman populaire, dont on pressent déjà qu'il mériterait de venir chatouiller la liste des best-sellers de l'été...

 

Une critique dans La Provence du 18 juillet 2010

Arlozoroff, le diplomate rouge

par Jean-Rémi BARLAND

 

Tobie Nathan signe, avec "Qui a tué Arlozoroff?", un thriller politique

" 1933! Il est des années où le destin vient s'inscrire dans le destin du monde, traçant dans la pierre des récits pour les siècles. " Ainsi s'exprime Tobie Nathan, dans un roman tout à fait surprenant qui explore les heures sombres de l'Europe du XX" siècle. Qui a tué Arlozoroff?, son livre, tient à la fois du roman policier et du récit historique. Son personnage central, Haim Arlozoroff, était membre du Comité exécutif de l'agence juive, ministre des Affaires étrangères d'un État sans frontière, parti en 1933 négocier avec les Allemands les termes de ses "accords de transferts" qui allaient permettre, à des dizaines de milliers de juifs allemands nantis, d'échapper à l'enfer et

ce jusqu'en 1938. Il fut assassiné le 16 juin 1933 sur le plage de TelAviv et s'il avait vécu, il aurait peut-être été le premier président de l'État hébreu. Mais son destin est d'autant plus extraordinaire que Haïm Arlozoroff a entretenu une relation amoureuse avec une certaine Maria Magdalena Friedländer, qui n'est autre que l'épouse de Joseph Goebbels qui avait organisé, dès 1933, le boycott de tous les commerces juifs. Y a-t-il un lien entre le meurtre d'Arlozoroff et sa relation avec Mme Goebbels? C'est un des enjeux de ce roman, écrit comme un film d'espionnage, qui en dit surtout très long quant à l'attitude internationale pacifiste des années 30 de l'Europe entière. Nous découvrons, sous la plume de Tobie Nathan, les rouages de-la haute finance allemande, les premières implantations juives de Palestine, la structuration du nazisme et du sionisme ainsi que les causes des guerres actuelles au Proche Orient. Psychologue et anthropologue, Tobie Nathan, qui s'est fait connaître autant par ses essais que par ses romans à caractère sociologique, n'apparaît jamais ici comme un professeur enseignant l'Histoire à des élèves. C'est un habile romancier, expert en l'art de poser quelques lignes, un décor qui montre combien il sait construire un récit d'apparence classique mais finalement très inventif. Et s'il nous parle du passé, c'est pour mieux nous mettre en garde contre les démons du racisme d'aujourd'hui. Composé comme une sorte de journal, ce roman, très visuel, met en scène un couple hors normes et nous décrit les liens étroits entre l'ambition et la folie, entre la passion et le mal. Un roman citoyen.


Jean-Rémi BARLAND

"Qui a tué Mlozoroff?" de Tobie Nathan (Éditions Grasset). 430 pages. 20,90€

Une critique sur le blog "La boîte à sorties" le 25 juin 2010 par Yael :

L’ethnopsychiatre Tobie Nathan est aussi romancier. Publiant pour la première fois chez Grasset, il propose avec « Qui a tué Arlozoroff ? » une fresque séduisante sur les amours de l’ancien chef du parti travailliste israélien assassiné le 16 juin 1933 et la blonde femme de Goebbels.

Un touriste français arrive seul à Tel-Aviv pour enquêter, semble-t-il à titre personnel- sur l’assassinat vite passé sous silence d’un ancien déporté : Mordekhai Monko. Lors d’une conférence, juste avant le crime, ce dernier avait annoncé qui si on l’éliminait, on tuerait Haïm Arlozoroff une seconde fois. Il faisait référence au charismatique leader du Mapai dont le meurtre, le 16 juin 1933, n’a jamais été élucidé. Quel rapport existe entre Monko et Arlozoroff ? Qui est la mystérieuse « Tania » avec qui le héros entretient une correspondance amoureuse ? Les réponses semblent se trouver dans la relation d’amour adolescent qu’a entretenu Arlozoroff quant il avait 17 ans avec celle qui devait devenir la femme de Joseph Goebbels : Magda…

Chaleureux et généreux (notamment en expressions israélienne écrites en phonétique et immédiatement traduites), le roman de Tobie Nathan est un thriller historique à la fois fascinant et facétieux. Présentant Israël sous un angle familier et l’Histoire par de petites jalousies faciles d’accès, « Qui a tué Arlozoroff » est un livre qui ne se lâche pas, notamment parce qu’il raconte avec une finesse psychologique digne de la tradition austro-hongroise le portrait d’une femme complexe : Magda Goebbels. Laissant assez vite de côté le mystérieux Arlozoroff, et l’antihéros sympathique du livre, Nathan se concentre en effet sur cette allemande de modeste extraction qui a tout mis au point pour être riche et libre – y compris épouser un vieil industriel insupportable- avant de succomber au sabbat des sirènes nazies.

 

Une interview sur France 24 avec Sandrine Treiner

Sur France 24, une interview de Tobie Nathan le 20 juin 2010 à propos de son roman : Qui a tué Arlozoroff ?

et en anglais :

 

Un portrait dans le Figaro par Astrid de Larminat

Tobie Nathan : Un sorcier en costume cravate

Dans son roman, Tobie Nathan enquête sur Arlozoroff, dirigeant sioniste assassiné en 1933, qui avait été l'amant de Magda Goebbels, épouse du ministre de Hitler. (Jean-Christophe Marmara/Le Figaro)

 

Une longue interview sur Akadem,

dans le Magazine culturel, Jean-Luc Allouche reçoit Tobie Nathan pour une présentation de son roman, Qui a tué Arlozoroff ? qui vient de paraître aux éditions Grasset.

 

Le 9 juin sur France Culture avec Catherine Clément

Sur France-Culture, Catherine Clément reçoit Tobie Nathan ce mercredi 9 juin à 21 heures 10 dans son émission Cultures de soi, cultures des autres, à propos des trois personnages de son roman, Qui a tué Arlozoroff ? qui vient de paraître chez Grasset : Haïm Arlozoroff, Magda Goebbels, et Joseph Goebbels.


Tobie Nathan avec Catherine Clément et Fiammetta Venner


Le 2 juin 2010 de 12H45 à 13H00, Interview de Tobie Nathan sur RCJ


Mercredi 2 juin, dans le journal de la mi-journée, Shlomo Malka interviewe Tobie Nathan pour son roman "Qui a tué Arlozoroff ?" paru aux Editions Grasset.


Tobie Nathan avec Shlomo Malka

 

La Libre Belgique, le 31/05/2010

Roman

Qui a tué Arlozoroff ?

Parmi les intimes d’Hitler figurait Magda Goebbels, femme depuis 1931 de son ministre de la Propagande et de l’information. Le lendemain du suicide du Führer (et de son épouse de quelques heures, Eva Braun, le 30 avril 1945, dans le bunker de la Chancellerie à Berlin), Magda G. fera empoisonner ses six enfants (elle en a eu sept) avant de se donner la mort avec son (infidèle) mari. Des ouvrages ont déjà été - entièrement ou partiellement - consacrés à cette fanatique "première dame du IIIe Reich", notamment "Les Femmes d’Hitler" de Guido Knopp et le "Magda Goebbels" d’Anja Klabunde. Enfant, Maria Magdalena (née le 11 novembre 1901) sera pensionnaire à Bruxelles, chez les ursulines à Vilvorde, et portera le nom juif de son beau-père, Friedländer. Adolescente, elle s’éprendra d’un jeune militant sioniste, Haïm Arlozoroff, qui serait peut-être devenu le premier président de l’Etat hébreu s’il n’avait été assassiné, à Tel-Aviv, le 16 juin 1933. Dans ce roman parfois étourdissant (septième de son auteur), où l’on traverse l’espace et le temps, Tobie Nathan (né au Caire en 1948, à qui l’on doit plusieurs ouvrages de psychologie et d’anthropologie) fournit une explication - fictive - à la mort de l’ancien amour de Mme Goebbels : c’est pour littéralement offrir "son" Juif à ce Führer qu’elle vénère (lui qui s’est juré de les exterminer jusqu’au dernier) qu’elle organise ce crime, cette sorte de "sacrifice". Ce récit, bien construit, met donc en scène, principalement, une Allemande ambitieuse à l’extrême, qui incarnera l’"Aryenne parfaite", qui avait pour elle beauté, intelligence et fortune (due à son richissime premier mari, l’industriel Günther Quandt) et qui voua une admiration éperdue à un Hitler qui, jusqu’à la veille de sa mort, ne se voulut d’autre épouse que l’Allemagne, mais que Magda Goebbels fascinait. Un romanlibrement inspiré de faits réels, qui risque de susciter la polémique, dont cette femme fatale - qui se prit pour une déesse d’enfer - est l’antihéroïne, aussi redoutable que laJuliette de Sade, la Merteuil des "Liaisons dangereuses" ou la Milady des "Trois mousquetaires". Un personnage complexe, vénéneux, voulant se hisser au niveau des monstres qu’incendiait leur haine absolue des juifs, et dont le livre de Tobie Nathan propose un portrait sulfureux. (Fr.M.)


Tobie Nathan, Grasset, 426 pp., env. 20,90 €

 

en anglais — english

Who Killed Haim Arlozoroff?

By Benjamin Ivry

The Cairo-born French Jewish ethnopsychiatrist Tobie Nathan is a man of many talents. A prolific novelist as well as teacher, Nathan recently published “My Patient, Sigmund Freud” with Les Éditions Perrin.


Nathan’s new novel, “Who Killed Arlozoroff?” from Les Éditions Grasset reveals other fields of knowledge. It starts with a French journalist with Egyptian Jewish roots entering a Tel Aviv bar and ordering a mitz gezer. A self-appointed critic standing next to him, guzzling Arak, slates his choice of beverage, a plausible sequence of events to anyone familiar with Tel Aviv.
Nathan indubitably is familiar with the city, since he just spent five years stationed there as French cultural counselor, although last September he was transferred to the French Embassy at Conakry, Guinea. Plausible details are essential to his fluently adventurous narrative.


History tells us that in 1933, the left-wing Israeli political leader Haim Arlozoroff was assassinated on a Tel Aviv beach, soon after returning from Nazi Germany where he negotiated the release of some German Jews. The still-unsolved crime, notes Nathan, became a “myth which made it possible to separate leftists from rightists,” since left-wing Israelis believed that Arlozoroff was killed by right-wingers, whereas anyone who believed any other hypothesis “would be labeled right wing.”


Another historical fact is that Magda Behrend, who later married Joseph Goebbels, was a friend of Arlozoroff’s sister Lisa. From this, Nathan develops a fictional love affair between Arlozoroff and the future Mrs. Goebbels, as a plausible motive for murder. Also invented is a more recent murder victim named Mordechai Monco, a septuagenarian Holocaust survivor, former gay prostitute, and Mossad spy. As a boy, Monco is successively raped by Nazis, a Rabbi, and a British officer, in a series of misadventures worthy of Voltaire’s Cunegonde.


Throughout such wild subplots, the somber majesty of Tel Aviv’s history underlies the plot, adding dignity even to sensationalist episodes. Nathan notes that the famed 1909 photo by Avraham Soskin of the founding of Tel Aviv implies that the city was established by “freely negotiated contract,” whereas the still-mysterious killing of Arlozoroff reminds us that in reality, “everything began with a murder, on this precise beach.”


Myths of origin are essential to ethnopsychiatrists like Nathan, following in the footsteps of the science’s Hungarian Jewish principal founder, George Devereux.


Watch Tobie Nathan lecture at Bar Ilan University in 2006 here.

 


librairie Vice-Versa Jérusalem

LE CHOIX DES LIBRAIRES

Qui a tué Arlozoroff? de Tobie Nathan, aux Editions Grasset


Un polar d’aujourd'hui avec un mort dans les jardins de l'Ambassade de France à Tel-Aviv, un flic et un journaliste-enquêteur... Tout ce qu'il faut pour faire un bon polar... Mais mais ce serait mal connaître Tobie Nathan... alors il nous concocte ça à la sauce nazi/psychanalyse/histoire du sionisme !!!! Et on sort de là riche d'un savoir inédit, inouï, inespéré, inattendu... des révélations incroyables sur les amours de Victor Arlozoroff avec Magda la future Mme Goebbels –qui apprend l'hébreu et veut suivre Haïm/Victor en Palestine !!!!!!!! Et un bon grand moment de bonheur de lire.


Tobie Nathan a été pendant 4 années conseiller de coopération et d'action culturelle à l'Ambassade de France à Tel-Aviv.

 

QUI A TUÉ ARLOZOROFF ?
De Tobie NATHAN (Editions Grasset)

par Jacques Benillouche

le 16 mai 2010

Il était difficile à Tobie Nathan de quitter son poste de conseiller culturel à l’Ambassade de France à Tel-Aviv, durant cinq ans, sans y laisser une trace tangible de sa mission diplomatique. Il savait charmer son auditoire à chacune de ses interventions et, avec son dernier roman, il renoue les liens avec ceux qui le liront après avoir aimé l’écouter. Il a réalisé une performance à la fois d’historien et de romancier car « Qui a tué Arlozoroff » est avant tout un thriller, se déroulant à Tel-Aviv et mêlant l’Histoire et le suspense, dont les ramifications se retrouvent en Europe à l’heure où les juifs se battaient pour leur survie et Israël pour sa création.

Peu de jeunes israéliens connaissent l’histoire de Haïm Arlozoroff et la seule réponse consisterait pour eux à dire qu’il s’agit du nom d’une grande artère de Tel-Aviv ou celui d’une sortie du périphérique. Grand socialiste progressiste, gauchiste dans la terminologie moderne, sorte de ministre des affaires étrangères avant la création de l’Etat, il aurait pu être leader à la place de David Ben Gourion. Il avait créé, le premier, le concept de deux peuples sur une même terre dans une sorte de théorie d’Etat binational avant l’heure mais il a dû par la suite déchanter. Le Foyer National devait, selon lui, intégrer « la politique d’une compréhension mutuelle entre les deux peuples ». Il avait négocié des accords « de transfert » avec le gouvernement nazi consistant à permettre l’immigration organisée de Juifs allemands en Israël mais les révisionnistes de droite mirent tout leur poids pour faire capoter le projet.

L’auteur ne se borne pas à des considérations politiques puisqu’un roman ne se conçoit pas sans une histoire d’amour tumultueuse. Il nous conte alors, à sa manière truculente, la passion amoureuse de Magda Goebbels, devenue croqueuse d’hommes par déception amoureuse, éprise de ce juif russe Arlozoroff alors que, allemande et fille adoptive de juif, elle devait par la suite épouser le théoricien de la propagande nazie.
L’assassinat d’Arlozoroff nous conduira progressivement à un puzzle que le lecteur reconstituera au fil des pages car plusieurs officines avaient intérêt à éliminer cet intellectuel politique juif, trop en avance sur son temps. Plusieurs hypothèses sur le commanditaire du meurtre avaient été échafaudées mais le doute plane encore et le secret reste bien gardé dans les mémoires israéliennes.

Ce roman, d’une écriture fluide et recherchée, se lit d’une traite tant le lecteur est absorbé par une histoire qui oscille sans cesse entre réalité et fiction. L’auteur en profite pour faire œuvre d’historien car la création d’Israël a été peu contée par les auteurs français. Les amoureux de vraie littérature auront le double plaisir de s’informer sur une période dramatique juive tout en accompagnant leur détente au soleil, cet été, au bord de la plage de Tel-Aviv, où Tobie Nathan a planté son décor, non loin de l’Ambassade de France.

Grasset tient certainement un candidat sérieux à un prix prestigieux à moins que le roman ne fasse l’objet d’un film qui lui donnera son envol. D’ailleurs l’auteur laisse transpirer dans son récit l’ébauche d’un scénario dramatique où les scènes sont déjà découpées pour donner au film toute son intensité dramatique. La psychanalyse mène à tout, à la diplomatie certes, mais aussi à la littérature de qualité.

 


Luc Rosenzweig

NATHAN LE PAS SAGE
Qui a tué Arlozoroff ? Tobie Nathan mène l’enquête

par Luc Rosenzweig dans Le Causeur

le 14 mai 2010

 

L'époque
Années ’30’ — dans ces moments où le monde asphyxié par la crise économique, retient son souffle, alors que l’Europe couve la plus grande tragédie de l’histoire, sur un lopin de terre désertique, un pays est en train de naître, déjà en proie aux oppositions politiques, à la constitution de groupes de pression, aux conflits de pouvoir et de personnes… Palestine… Israël

Dans la nuit du 16 juin 1933, sur la plage de Tel-Aviv, Haïm Arlozoroff, Directeur des Relations politiques de l’Agence Juive, est abattu de deux balles de revolver par deux inconnus. Ce brillant intellectuel de 33 ans, Ministre des Affaires Etrangères du Yishouv, la première implantation juive en Palestine, avait été aussi le premier amant et sans doute le seul véritable amour de Maria Magdalena Friedländer, qui deviendra Magda Goebbels et se suicidera avec Joseph Goebbels, son mari et Adolf Hitler, en 1945, dans le bunker de Berlin assiégée, après avoir empoisonné ses six enfants.

 

Le contexte

• Le 30 janvier, Adolf Hitler devient Chancelier, à la tête d’un gouvernement de coalition chargé de mener une politique de redressement national.

• Le 11 mars, Joseph Goebbels est nommé Ministre de la Propagande et de l’Instruction du Peuple.• Le 26 avril, Herman Goering fonde la Gestapo.

• Le 10 mai, 20 000 livres jugés « décadents, corrupteurs et étrangers à l’esprit allemand » sont brûlés en un gigantesque autodafé à Berlin et dans tout le pays.

• Le 15 juin, Haïm Arlozoroff, chef du département politique de l’Agence juive, Ministre des affaires étrangères du Yishouv, rentre de son voyage en Europe. Il était parti négocier avec les autorités nazies les accords de transfert.

Extrait : “Ils en brûlèrent 20.000 ce soir du 10 mai. Ils brûlèrent Heinrich Heine, Karl Marx, Sigmund Freud, Albert Einstein, Franz Kafka, Stefan Zweig, Arnold Zweig, Erich Maria Remarque, Bertolt Brecht… et tant d’autres encore. L’on aurait pu comprendre dès ce moment que les Allemands faisaient là bien plus que brûler des livres, ils livraient leur âme à la secte des sorciers.”

   

• Le 16 juin 1933 Arlozoroff est abattu sur la plage de Tel Aviv de deux balles de revolver par deux inconnus qui prennent la fuite…

Qui a tué Arlozoroff ?

 



 

L'auteur
Tobie Nathan était en poste à l’Ambassade de France, à Tel-Aviv, durant 5 années en tant que Conseiller culturel. Il a eu le loisir de parcourir le pays, de rencontrer toutes sortes de gens, ceux du passé et ceux d’aujourd’hui. C’est aussi le roman foisonnant d’informations d’un diplomate qui a aimé Israël et ceux qui peuplent ce pays, qui nous donne ici quelques clés sur le mystère de sa fondation.

Réputé pour ses travaux en ethnopsychiatrie, Tobie Nathan mène en parallèle une carrière d’écrivain : il a écrit de nombreux romans (dont un porté à l’écran: Saraka Bô) et une pièce de théâtre.



l'auteur devant l'a tombe de Haïm Arlozoroff au cimetière de la rue Trumpeldor à Tel Aviv

 

 
   
 
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