Fier de n'avoir ni pays ni ami… quelle sottise c'était ! principes d'ethnopsychanalyse |
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Tobie Nathan |
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« Ah! cette vie de mon enfance,
la grande route par tous les temps, sobre surnaturellement, plus désintéressé
que le meilleur des mendiants, fier
de n'avoir ni pays, ni amis, quelle sottise c'était.
- Et je m'en aperçois seulement!
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L'ethnopsychiatrie, discipline fondée dans les années cinquante par Georges Devereux a connu, depuis une quinzaine d'années, un essor sans précédent. Telle qu'elle se pratique en France, l'ethnopsychiatrie a comme principe de prendre en charge des familles migrantes (originaires d'Afrique noire, d'Afrique du Nord, des Antilles, des îles francophones de l'Océan indien, d'Asie du Sud-Est) 1) dans leur langue, 2) selon des manières-de-faire conformes à leurs cultures, 3) à l'aide de concepts et d'objets ayant cours dans leurs univers culturels.
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| Grenoble, La pensée sauvage, 1993, réédité en 1996 | ![]() |
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Résumé :
Principes théoriques et techniques permettant la mise en place d'une consultation d'ethnopsychiatrie. Après un bref tour d'horizon des origines de la pensée ethnopsychiatrique, l'auteur aborde ici à partir d'une discussion théorique argumentée et de l'analyse détaillée d'un récit de cas, les différents dispositifs permettant la mise en place d'une consultation d'ethnopsychiatrie. Dispositif collectif circulaire intégrant une multiplicité de thérapeutes parlant plusieurs langues ; principe de la circulation de la parole et du discours indirect ; modalités d'utilisation des étiologies et des objets thérapeutiques traditionnels.Mots clés : psychopathologie, psychiatrie, psychanalyse, psychiatrie sociale, psychotherapie, évaluation des psychotherapies, anthropologie, ethnopsychiatrie, ethnopsychanalyse, psychiatrie comparée, psychiatrie transculturelle |
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